20 mai 2007
Virée parisienne (samedi 12 mai)
Oulala, mon réveil a sonné mais je me suis rendormie... Et du coup, ca a été le gros coup de bourre dans la chambre. Je chipe un bout de toblerone dans le mini-bar. Toblerone que je m'enfile en prenant ma douche. Et valise que je fais en rangeant la chambre [je ne supporte pas de laisser le bazar aux femmes de ménage] et en me lissant les cheveux [ben oui, c'est pas parce que je passe un concours, que je dois sortir n'importe comment ^^] Il est 7h55 et je suis encore à l'hôtel alors que mon examen commence à 8h30. Bon, je me résigne à appeler un taxi.
Maison des examens en banlieue à Arcueil. J'arrive à 8h40. Je paye le taxi et je file (une nouvelle fois) à la vitesse de la lumière (!).
C'est un immense bâtiment avec je sais pas combien d'ailes!!! Et Bibi est au 7ème étage. Les nerfs!!! 7 étages soit 20 marches par étage [Je les ai comptées, faîtes-moi confiance!] Quand je raconte ça, tout le monde est choqué par l'abscence d'ascenceur. Je vous signale au passage qu'on a jamais vu d'ascenceur dans les lycées, collèges ou universités...Quand t'es jeune en France, tu cavales!!! Et c'est exactement ce qui s'est passé parce que je suis montée quatre à quatre les marches. Un bon quart d'heure de retard au final, mais ça pose pas de problème! Comme quoi, c'est partout pareil: tant que t'as pas deux heures de retard (et que personne n'est sorti), tout va bien!
Le sujet: la politique de transparence appliqué aux médias... Excellentissime!!! Je bouillonne d'idées!! Trois copies doubles y passent! Alors que la surveillante me fait gentiment la morale en me faisant remarquer que deux copies était le maximum autorisé.Je trouve cette règle complètement absurde dans la mesure où y en a qui écrivent grand et d'autres petit. Et si certains sont inspirés, ça compense avec les autres, alors qu'ils viennent pas nous casser les pieds avec des règles complètement idiotes. En tout cas, le sujet m'inspire. Je me base sur l'actualité et sur ma propre expérience parce que notre journal se veut apolitique . En gros j'explique que la notion de transparence est très complexe mais qu'en même temps le concept est vicieux car pour soulever des points de vue différents et suggérer des réflexions auprès des lecteurs, il faut aussi avoir un avis personnel, sans pour autant imprégner son papier de subjectivité et c'est donc très difficile à doser. En gros, je dis que c'est un phénomène malmené, aux couleurs très différentes et qui doit être traité au cas par cas. Maintenant on verra bien. Je sors à la dernière minute mais autre règle saugrenue: on n'a pas le droit de garder les sujets avec les repro de certains articles de presse. Ils croient peut être qu'on va rejouer le concours dans le couloir... n'importe quoi, je vous jure! Comme dirait l'autre [ndlr Marc Lavoine] "c'est ça la France!"
Midi, je redescend les 140 marches [20 x 7] et je me balade dans le quartier où se tient un marché qui ressemble à n'importe quel marché aux puces.
Puis je remonte les 140 marches pour regagner la salle d'examen où se tient l'épreuve d'anglais... [Si on pouvait passer sur ce sujet, ça m'arrangerai]. Deux sujets de merde!!! Un texte sur le transfert de Beckham mais je savais pas que "soccer" voulait dire "footballeur"... ce qui laisse présager de l'ampleur des dégats et un sujet de dissert de merde qui demande quel serait le comportement à privilégier dans une société comme la nôte où l'on communique sur tout. En clair: un massacre. Mauvaise interprétation pour le premier et absence totale d'inspiration pour le deuxième. Au bout d'une heure je suis dehors.
Arrivée au RER, mon ticket passe pas, une nana me propose de passer avec elle et je rejoins le coin du Marais. Je voulais aller voir l'expo de Dalida à la mairie de Paris mais j'ai pas pu faute de temps mais ce n'est que partie remise. L'après-midi a été consacré à une très longue ballade dans le Châtelet, autour de la Mairie avant de remonter sur l'Opéra.
Un peu de shopping aussi dans les Halles [En vrai je ne resterai qu'une petite heure parce que le samedi après-midi y a un monde fou et que c'est difficilement supportable]
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Et puis dans mes délires shopping, je déniche la boutique Doc Martens. Alors je suis une grosse fan de la marque [depuis le collège] La paire de 8 trous noire, vernie et violine sont mes préférées.
La paire de 8 trous noire, vernie et violine sont mes préférées.
Et par le plus grand des hasard [si si] je tombe là...
[Bon maintenant c'est difficile d'enchaîner, comme on dit dans le jargon ^^]
Sur les coups de 17h, je dcide d'aller déjeuner (!) dans un resto italien [pour changer lol]. Rien d'excpetionnel: pas de mignon à l'horizon, ni de nana qui me drague ou autre délirium intense... Si ce n'est des voisins de table qui agacent particulièrement le serveur. Une famille d'anglais que je qualifierai de typique. La courtoisie anglaise... les parents prennent salade et pâtes mais les filles nada, et pas de boisson, ils prennent la cristalline dans leurs propres bouteilles. Bon ok, rien de transcendant mais la spectatrice de la scène que j'étais, ça l'a bien fait rire...bon c'est vrai aussi que vous avez pas eu le droit à toutes les mimiques et manières de ces english très classiques mais à vivre c'était rigolo. De mon côté, je me livre de la terrasse à mon activité favorite: observer les gens qui déambulent en ville. Ca m'éclate. Tout particulièrement à Paris!!!
Arrivée près de la gare Saint Lazare, je continue à me balader dans le quartier.
Art moderne invité devant le très classique bâtiment de la gare.
Mon train est à 19h53. [Il est de bon ton de rappeler que c'est le dernier à destination de la Moselle. En gros, si je le loupe, je suis dans la merde et vous vous doutez bien que si je dis ça, y a une raison précise....
MAIS POUR LA SUITE, IL FAUDRA PATIENTER JUSQU'A DEMAIN...
PARCE QUE LA JE VAIS AU DODO CAR DEMAIN JE BOSSE...
Virée parisienne (vendredi 11 mai)
[Pas du tout speed dans les jours qui ont précédé, si ce n'est, le matin du départ.Comment çà vous me croyez pas!!! Mais je m'insurge! Oui, je m'insurge, il m'arrive (parfois) d'être calme! Et non je ne mens pas! Ah ne vous montrez pas insolents ou alors sortez!!
[Maintenant que les choses sont claires ^^, reprenons (si vous le voulez bien) le cours (chronologique) des événements]

Vendredi 11 mai. Je me leve à 5heures pour faire ma valise : 2 jeans, 3 marcels, 3 pulls + trousse de toilette+ mon lisseur + mes bottes... [Quoi?!? Je suis partie que 2 jours, j'allais pas prendre toute l'armoire ]
Et je m'amuse à sécher mon jean . Parce que je l'ai seulement lavé hier soir et qu'il est pas sec et que je tiens absolument à le mettre!! Méthode de séchage: le sèche cheveux. Méthode peu conventionnelle, ok, mais approuvée [par moi] et sur le point d'etre brevetée ^^. Certes un peu éprouvante mais efficace sur la longeur.
7h, je suis quasi prête, j'ai même le temps de poster un billet sur le blog [Billet au sujet de l'avenir des mineurs face aux jeux de grattage]. Deux trois trucs à vérifier et un cv à imprimer mais... problème... plus d'encre. Le temps de m'envoyer le cv sur ma boîte mail, pour l'imprimer directement à Paris et encore deux trois babioles à régler. [Pourquoi un CV? Non pas pour déposer candidature pour un quelconque travail sur la capitale mais à poster comme pièce au dossier pour mon école de journalisme car j'ai oublié de l'envoyer avec la lettre de motivation et les photos qui vont avec!]
Rappelons égelement [à toutes fins utiles] que je n'ai toujours pas acheté de billet de train (hum) et précisons [à toutes fins utiles toujours] que cela ne me stresse absolument pas! Soit je pars à 7h soit à 9h soit à 10h. Mais comme je suis douchée, habillée et pomponnée aux alentours de 7h10, je préfère profiter de Paris un maximum et je pousse donc sur le champignon pour être à la gare à 7h30, acheter mon billet et sauter dans le train de 7h43. [Je parle de pousser le champignon, mais je suis encore chez moi, un peigne à la main]
[Rien ne vaut un petit coup de speed au réveil] En deux temps trois mouvements, je suis habillée et prête à partir. Il est 7h15. Mais là...problème (le premier d'une longue série): un putain de caillou bloque la porte par en dessous. Et moi comme une conne, la flemme de le ramasser, je le pousse bien vers l'extérieur et je bloque complètement la porte. Le caillou est bien coincé et j'arrive plus à l'atteindre de l'intérieur. Putain, putain, putain [réf: 4 mariages et un enterrement]. Il est 7h25 et je me suis fixée comme objectif de partir avec le train de 7h43 mais là ça s'annonce mal. En plus, personne dans la rue pour me débloquer de l'extérieur ce foutu caillou. Mais comme je suis une nana pleine de ressources (AH AH AH ) et que la débrouillardise, ça me connaît.. je décide de passer par la fenêtre!! [Je tiens à préciser que je ne vis pas au 15ème étage d'un immeuble, sinon je serai probablement pas en train de vous écrire ces lignes!] Je saute, enlève le caillou (énorme) et file direction la gare. Sauf que cette fois-ci, je pousse vraiment sur le champignon!
En tout cas, passer par la fenêtre à 7h du mat', ça donne direct le ton de la journée et c'est à ce moment là que j'aurai du tilter: le week-end s'annonçait fort en stress et courses poursuites [c'est le cas de le dire... vous comprendrez plus loin]
[La gare est à 5 minutes mais dans mon souvenir, ce court trajet a plus revêtu la forme d'une télétransportation!]
Petite gare. Deux quais. J'arrive comme une folle furieuse (sans rire) et je me précipite sur la voie qui sert traditionnellement de quai pour les départs de Paris. Je tiens à préciser qu'il y a un tunnel (avec pleins de marches) à traverser. Mon seul but à ce moment là: ne pas louper le train, quitte à acheter un billet majoré par la suite. Mais arrivée de l'autre côté, j'apprends que le train en gare est celui pour Sarrebrück... C'est là que j'ai l'intelligence de regarder l'heure: il n'est que 7h32. [C'est pas grave, j'adore stresser pour rien! ]
Je reprends donc les escaliers à rebrousse poils, pour me précipiter, essouflée ,dans le local de vente de billets. Local où je regarde passer les secondes avec toujours plus d'anxiété. Un seul guichet ouvert et un type qui prend tout son temps. Un vieux devant moi et les secondes qui passent toujours à toute vitesse. Je demande au papy s'il prend un train (non) et s'il peut me laisser passer (oui). C'est là que le type derrière moi se mèle à la conversation et m'explique que je peux aussi acheter mon billet au distributeur. [Ah bon???Ca existe çà] Je leurs balance "vous êtes des anges" avant de me précipiter sur le distributeur (par chance libre) et filer de l'autre côté du quai à la vitesse de l'éclair(toujours autant de marches).
Il est exactement 7h41 et et je suis au bord de l'évanouissement! Because the footing forcé ... but it's good, je n'ai plus qu'à sauter dans le train et à moi Paris!!Mais... c'est sans compter sur ma grande perspicacité...Un charmant agent SNCF s'avance en effet vers moi pour m'indiquer que le train à destination de Paris se fera exceptionnellement, faute de travaux, de l'autre côté du quai. [En même temps, si j'avais eu l'intelligence de tourner la tête, avant de me précipiter dans le tunnel, j'aurai vu que le quai habituel ressemblait plus à une tranchée de guerre] C'est pas grave, c'est que la 3ème fois en dix minutes que je me tape ces foutus escaliers. Et puis, c'est pas comme si j'étais chargée comme un boeuf, j'ai qu'un troley qui pèse trois tonnes (!) et une veste que j'ai enlevé parce que j'étais en nage...
Arrivée de l'autre côté, je composte mon billet (oui c'est bon, j'ai failli oublier) et je discute avec l'agent SNCF super sympa qui s'inquiète pour moi et qui me fais gentiment la discussion. La pauvre, il a du se dire, elle a pas l'habitude du train. Si, j'ai l'habitude du train, mais en général c'est moins speed que le coup de la porte bloquée, vous avouerez que pour commencer la journée, y a mieux!
7h43, je suis enfin dans le TER. Je me plonge dans mon bouquin [Le monde 2006 ] et je reprends (péniblement) mon souffle.[ Pourquoi 2006? Histoire de rappeler à ma mémoire, les principaux événements de l'année écoulée et ainsi mieux appréhender les événements de l'année en cours. Concours de journalisme oblige.]
Arrivée à Metz. J'ai dix bonnes minutes pour changer de train. Tout va bien! C'est incroyable, tout se passe sans la moindre encombre...c'est la première fois depuis ce matin!
En plus, j'ai bien fait de choisir le train de 7h43 parce que, taratata, je monte à Paris en TGV! Bon, il roule pas encore à la vitesse mais niveau confort, ça a rien à voir. Plus de charriot mais un bar, des fauteuils et un design plus agréable, des toilettes plus grandes (très important pour une nana)...bref tout pour me séduire. Et encore, je suis qu'en deuxième classe. Ma décision est prise, désormais quand je monterai sur Paris, je m'arrangerai pour choper le train TGV et a fortiori cet été quand les tarifs oscilleront aux alentours de quinze euros.
Je suis installée dans le dernier wagon à une table. L'homme en face de moi se propose de me porter la valise et de me la ranger. Ca commence bien. A ma table, une femme qui va voir ses enfants sur Paris,une maman avec ses trois bouts de chou et son mari à la table d'à côté. Il ne nous faut pas longtemps pour entamer la conversation. Et surtout, une adorable petite Clara de 3ans aux yeux bleus magnifiques qui me fait faire des bisous par son doudou en forme de girafe. Entre femmes, une discussion sur Paris puis sur les bons plans shopping. Comme elles viennent de Metz, je leur file toutes les bonnes adresses à Sarrebrück et à Zweibrücken y compris les parkings ou les restos.Matinée rires et bonne humeur! Arrivée à Paris sur les coups de 11h30, mon gentleman me reporte la valise et je déboule dans la Gare de L'Est avec les yeux qui pétillent!Qu'est ce que j'aime cette ville!!!
Ma première vue de la Gare de l'Est...une habitude pour moi quand je monte en train. Même si y a actuellement des travaux, je ne peux m'empêcher de sortir de la gare et de regarder deux bonnes minutes la vue qui s'offre à moi...les habitudes ont la dent dure, vous connaissez la chanson.
Deux bonnes minutes plus tard, je m'engouffre dans une bouche de métro et les réflexes parisiens reviennent vite. J'achète un carnet et je prends un mini plan des bouches,au cas où... Avec l'achat du Pariscope ce sont les premières choses à faire quand on débarque dans la capitale.
Métro. Je massacre le petit orteil d'une mammy,la pauvre... ça va elle s'en sort bien, elle a pas de chaussures ouvertes.
Je sors et je respire l'air de Paris [oui avec les pots d'échappement, la pollution et le tutti quanti]
Ma seconde vue sera, cette fois, pour l'Opéra.
J'adore ce quartier: l'Opéra au milieu, les grands boulevards derrière et l'Olympia devant. C'est une ambiance survoltée sur un nuage épais de "touriste attitude"... cette contradiction m'éclate...
Je m'imprègne de l'ambiance parisienne que j'aime tant en me dirigeant lentement vers les grands magasins pour rejoindre tranquillou l'hôtel. Je traîne longuement devant les vitrines et toutes ces belles petites choses semblent crier à l'unisson: "madame, madame, viens me chercher" [Bon, en même temps, je suis pas sur la Place Vendôme ou dans la rue Rivoli, je pourrai bien me permettre une petite folie... mais non... je lutte et reste stoque face aux supplications d'une paire d'escarpins qui me feraient grandir de dix centimètres (soupir)]
Je continue ma ballade quand j'entends une voie aïgue s'élever derrière moi. Une cinquantenaire bon chic bon genre [plus coincé qu'elle tu meurs] qui pique des petits cris de levrette en ruth (...). Et vous savez pourquoi? Parce que sa chaussure de médème [avec un talon beaucoup trop épais pour un tailleur technicolor]a heurté mon troley. Sous prétexte que je n'ai pas marché droit et qu'elle aurait pu se faire mal. Note: la haute perchée était derrière moi quand le tragique accident s'est produit. J'hallucine. "Désolée, ma petite dame, j'ignorais qu'y avait des autoroutes pour piétons et si vous regardiez simplement où vous marchiez, au lieu de vous admirer dans les vitrines, y aurait pas besoin de vous exciter comme çà!" J'ai cru qu'elle allait s'étrangler!!! Bon, au moins grâce à elle, j'aurai rencontré ma première conne sur Paris, fallait bien que ça arrive un jour.
Ah le soleil pointe son nez, l'occas de faire une halte dans une sandwicherie-coffee shop super design où je sirote mon "first américan coffee" (en VF: café américain cad expresso+eau chaude). Et au moment de payer, je plaisante avec la serveuse parce qu'il est clair que derrière le comptoir, une très bonne ambiance règne. Et là voilà qui me propose de lui laisser un CV. Merde je suis pas parisienne, pas encore... (soupir) mais si je l'avais été, j'aurai pu facile obtenir un entretien d'embauche parce qu'ils vont prochainement ouvrir d'autres boutiques et qu'apparemment je corresponds au profil recherché(!!) Putain, je suis là depuis moins d'une heure et voilà qu'on me propose de tenter ma chance pour un petit boulot! Ca c'est L'Argument phare que j'ai lâché à ma mère en rentrant (mdr). Trêve de plaisanteries (Maman, je t'aime!!!), je pense que décrocher un petit boulot à côté de la fac est facile sur la capitale, pour un peu qu'on soit motivé et pas trop difficile mais décrocher un vrai boulot en corrélation avec ses aptitudes et ses désirs, voire un CDI, ça doit être nettement plus galère. Je suis une bosseuse, je travaille l'été depuis mes 17 ans et depuis un an, toute l'année, au journal, mais si un jour je monte sur Paris pour une quelconque formation supérieure, je pense pas que j'aurai trop de mal à décrocher un petit taf en guise d'argent de poche...en tout cas, j'ai la rage...et je suis partisane de la devise "quand on veut, on peut". Et statiquement, il y a quand même plus de chances de trouver un taf sur Paris que dans un bled paumé où y a qu'une vingtaine de commerces. Bref. Passons.
J'arrive à l'hôtel. Hôtel familial, inspiré de Deauville et plutôt accueillant. C'est Ali, l'homme que j'ai eu la veille au téléphone qui me souhaite la bienvenue. Il m'a réservé une très jolie chambre et il est tout sourire. Un homme charmant et sympathique avec qui je m'entretiens pendant un bon quart d'heure. Très bonne première impression.Je redescend et demande si je peux utiliser l'ordi pour imprimer un papier (mon fameux CV) et il me laisse passer derrière le comptoir, tranquilou. J'adore. En plus le patron de l'hôtel vient d'arriver et ils se taquinent entre eux.Franchement super ambiance. Je passe ensuite au salon pour écrire ma lettre de motivation. Et Ahmed, le second réceptionniste vient me tenir compagnie. On discute [enfin la piplette surtout...sale manie que j'ai. Oui je sais vous vous en étiez pas encore rendu compte!] On doit avoir à peu près le même âge et il est super sympa!
Bon, il est quand même temps que j'aille à la rencontre de mon Paris! Pour commencer l'après-midi, je bifurque rue du Louvre, histoire de ramener les pièces du dossier de candidature. [Si déjà je suis sur Paris, autant m'éviter un timbre!] Je débarque au bas de la rue et remonte doucement jusqu'au 29. Théoriquement, je suis pas loin! Le Centre de Formation des Journalistes est au 35. Tu parles. J'ai mis une heure et demi à trouver l'école, soit trois tours de patés de maisons [et quand on connaît la superficie d'un paté de maisons sur Paris, on repense différemment à la distance parcourue]. J'ai cru rejouer le remake de Alice au Pays des Merveilles. Je devenais dingue. Impossible de trouver le 35. Un type me disait d'aller tout droit quand un autre me disait de revenir en arrière quand un troisième me disait de repartir dans l'autre sens mais sur la droite. J'ai cru que j'allais devenir folle. le pire c'est le postier qui me dit que c'est juste en face... ouais, tu parles, le "juste en face" il a juste duré une demi-heure. Et pour étayer mon propos (comme dirait une certaine personne...), une petite photo de l'école. [Désolée pour la voiture, elle a pas voulu se pousser pour la photo ^^] Oui, parce que j'ai quand même fini par trouver le centre. Après une valse droite gauche , marche avant marche arrière proprement interminable, rentrer bredouille aurait été synonyme d'échec... je me suis donc obstinée... et ça a fini par payer...
La porte derrière l'Espace grise c'est l'entrée magique du CFJ. Un peu comme dans Ali Baba et les 40 voleurs.
Bon, là il est 15h30 et j'ai encore rien mangé de la journée. Je m'arrête donc dans une sandwicherie, une nouvelle fois très design, à la seule différence que le patron est... comment dire... un mec qui se la pète. En décodé, un endroit où même si on me payait le triple de ce que je touche, je refuserai net de bosser, ne serait-ce qu'une journée... parce que les trentenaires qui se la racontent avec des pauses de m'as-tu-vu, des lunettes de soleil xxl qui se portent même en pleine nuit et un faux air de dandy sur le retour... très peu pour moi. Si y a bien quelque chose que je supporte pas sur cette Terre, ce sont les mecs ou les nanas qui s'imaginent être ce qu'ils ne sont pas et qui ont un égo démesurée, généralement (2 fois sur 3) inversement proportionnel à la taille de leurs cerveaux. Je supporte pas les gens qui se la pètent sans raison. J'ai donc tout de suite catalogué le bonhomme! Par chance c'est une petite étudiante (?) qui m'a servi. Une boissson + une galette de chocolat blanc. Alors le patron c'est un prétentieux de première mais les galettes de chocolat blanc...waouh!!! A peine finie, je vais en reprendre une [oh ça va, elles font que 7 cm de diamètre ^^] et je demande à ce qu'on m'en emballe deux [J'ai pas pris de pt déj à l'hôtel pour demain matin, that's why]. C'est là que l'autre se mèle à la conversation. "Ouah genre, histoire de pas montrer qu'on est gourmande". Mais quel c**, de quoi je me mèle? Je lui réponds donc que c'est pour mon pt déj de demain, ne lui en déplaise. "Ah bon, vous êtes pas parisienne?" [ca y est voilà qu'il fait la conversation] "Quoi de Lorraine, et vous vous êtes pas encore suicidée? Non sérieux, plus mort que la Lorraine y a pas" [Je l'étripe en lui arrachant les globes tout de suite ou j'attends?] Surtout ne pas montrer que je suis piquée au vif. Je suis bien décidée à lui clouer le bec et je l'emmène sur mes terrains de prédilection avec un beau (faul cul) sourire. Et le voilà qui me donne des conseils pour les écoles de journalisme et qu'il m'avoue être un expat parisien. [Sans blague, t'es pas un vrai parigot, incroyable! En même temps, seul un émigré parisien, provincial à la base, peut se la raconter comme çà] J'enchaîne sur la musique et, vous vous en doutez... je chante. Deux secondes avant que je mette à chanter, il me toise l'air de dire "quelle conne, elle veut se la jouer journaliste et maintenant elle me raconte qu'elle fait de la scène".[Et moi qui continue à jouer à la conne, je suis très douée quand il faut] Après le mini concert improvisé, le mec ôte ses lorgnons et, pour la première fois en dixminutes de conversation, me regarde l'air sincère en disant "respect". C'est à mon tour d'ôter les lunettes de soleil et de lui demander sur un ton bizarrement très différent d'y a deux secondes "dîtes-moi, en toute franchise, vous m'avez pris pour une bouffone?" Réponse du mec: "euh quand tu m'as dit que t'étais chanteuse, ouais" [grrr, passons sur le tutoiement qui venant d'un mec comme lui me fais dresser les cheveux sur la tête). Réponse de ma part (avec gloussment du petit serveur derrière son patron) "Tu sais quoi? C'est pas parce qu'on sourit, qu'on tire pas la gueule et qu'on se la raconte pas en se prenant pour chez pas qui derrière des lunettes de soleil, qu'on est un bouffon ou, en l'occurence une bouffone". Rire un peu jaune "ok ok, c'est bien fait pour ma gueule". Qu'il compte pas sur moi pour faire la pub de son café.
Après-midi promenade dans le jardin des Tuileries notamment...
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Très jolie promenade... La dernière fois que je suis allée me balader au Jardin des Tuileries, j'avais 9 ans, autant dire que ça remonte...
Sans transition, une petite anecdote. Je me balade quand tout à fait par hasard, je tombe sur un magasin qui vend des spécialités lorraines...[ah ben cha alors] Obligé, je prends une photo [archi ratée mais j'avais la flemme de traverser pour prendre un cliché, j'ai donc magouillé un angle de prise de vue maison, qui au final s'est révélé être un massacre... Jugez par vous même...]
[J'ai honte pour le cliché]
Et puis, je rentre dans le magasin pour voir les stands d'épicerie fine "made in Lorraine" Et là le patron m'accueille de la façon suivante "Bonjour, vous venez bien pour l'entretien d'embauche? " Euh...pas tout à fait! En fait, depuis le début de l'après-midi il faisait passer des entretiens d'embauche et il pensait simplement que j'étais une nouvelle candidate .Ca nous a bien fait rigoler. Et en lui expliquant mes" projets d'avenir" (to become a really parisienne ^^) il m'a proposé de lui ramener un CV quand je m'installerai... à la condition, bien évidemment, que je sois encore à la recherche d'un boulot à ce moment là. Etant donné que nous sommes tous deux lorrains et souriants [comme le sont quasi tous les lorrains.... La vanne! J'ai dit quasi ^^] il est logique de se filer un petit coup de main, non?
[Je suis à Paris depuis moins d'une journée mais si j'avais été parisienne, j'aurai déjà pu déposer deux CV. dingue. Et je vous parie que le jour où je chercherai effectivement un job, je me taperai tous les commerces et bars avant de pouvoir en déposer un...enfin]
Je continue ma promenade... au gré du vent... et au gré de mes envies... mais mon sens exarcerbé du shopping me conduit tout à fait par hasard au Printemps.
J'aime bien cette photo volée...
Elsa, j'ai pensé à toi en allant boire un Perrier sous la sublimisse coupole.

Petites conversations avec deux chinoises, deux mamys, un couple d'allemand et un mignon petit serveur.
Des rayons du magasin par contre, j'ai eu beaucoup beaucoup beaucoup de mal à m'extirper. Et j'ai surtout flasché sur une paire d'escarpins John Galliano ab-so-lu-ment magnifiques mais somptueusement hors de prix... En plus j'étais divine (oui divine!!!) avec ses petites chaussures à mes pieds et ce magnifique bout de tulle noir qui enrubannait mes chevilles. [J'ai mis une demi-heure à les lâcher et près d'une journée pour en faire le deui... mais mon portefeuille m'en a été particulièrement reconnaissant....] Bon, histoire de pas sortir les mains vides, je me suis achetée une petite paire de tongs pour la maison (tongs inspiration asiatique), un petit sac de plage et le mascara Monoprix dont voici la pub.
Mascara qu'on ne trouve qu'au Monoprix pour la modique somme de 6 euros. Mascara que j'ai bien évidemment testé dès le lendemain et qui, compte tenu du prix, est absolument bluffant. Seul petit bémol: au moment du démaquillage, on met le double du temps.
Je suis ensuite retournée direction La République parce que ce soir à 20h: concert de l'Empiaffée avec Christelle Cholet (ndlr: je vous en ai déjà brièvement parlé, le 30 avril dernier]
Juste à côté de la Comédie-République, un Bistrot romain (ndlr: c'est une chaîne) où je m'attable parce que je meurs de faim. En face de moi, une nana tout ce qui a de plus normal. Elle attend sur des amis. Et comme ça se passerait n'importe où, on échange un ou deux sourires et deux trois banalités. [On est toutes les deux seules à des tables l'une en face de l'autre, c'est limite une question de politesse] Et puis elle me fait un clin d'oeil. Puis un deuxième. Puis un troisième. Puis un méga sourire. [Mais desfois, je peux être très conne, mais alors vraiment très conne] Et quand je reviens des toilettes, elle se lève et me rejoint à table pour me dire que je dois pas avoir peur [?!? Ca y est , je tilte] qu'elle avait cru comprendre que .... Et là voilà qui me fait un plan drague... à grands renforts de sous entendus, sourires coquins et clins d'oeil exagérés...Hum ...J'ai absolument pas de problème avec l'homosexualité, c'est juste pas mon truc donc je lui fais gentiment comprendre... ce qui a l'air de la laisser circonspecte...Hum hum. Puis un autre serveur s'occupe du service et vient me ramener ma commande. Et on commence à parler. Il a 27 ans et il est parisien. Très sympa qui plus est. En plus, il me fait la conversation pendant tout le repas, en restant toujours à proximité de ma table. Il me demande dans quel arrondissement j'habite, ce à quoi je réponds que je suis pas (encore) parisienne ...ce qui débouche tout naturellement sur une conversation Pour ou Contre la vie à Paris. [Je vous laisse deviner qui était POur et qui était Contre.] Apparemment, ilrêve de quitter Paris.Il me propose même d'aller faire un tour après son boulot dans les "coins chauds de Paris" pour que je comprenne que vivre dans la capitale n'est pas toujours une partie de plaisir. Mais je m'obstine: des coins "chauds" y en partout en France et Thierry et Jo, je sais d'avance que ce passage vous fera écrire une litanie sur tous les inconvénients d'une vie parisienne mais tant pis...après tout les goûts et les couleurs ne se discutent pas... ^^ Et d'ailleurs si personne n'allait vivre à Paris, tout le monde se concentrerait en province, pensez y!!! [ah ça, c'est du raisonnement // mdr//]
20h: Le concert de Sos Chanteuse (avec Christelle Chollet) Une merveille!!!
J'ai adoooré!! J'en parle pas maintenant parce que je vous concocte un petit billet dont vous me direz des nouvelles.
Il est 22 h passée quand je sors émerveillée du concert de l'Empiaffée. Je chantonne Milord sur tout le chemin. Une fine pluie tombe et près de la Bastille, je décide de prendre un taxi pour rejoindre les Champs. J'avais dit à Ahmed que je repasserai probablement par l'hôtel mais j'ai pas vu le temps passer. Je monte donc dans un taxi avec au volant un type ultra sympa avec qui je parle de ... de... de politique bien sûr! Il m'arrive régulièrement de prendre le taxi quand je suis sur Paris (quand il y a plus de métro par ex) mais y a une constante chez tous les conducteurs de taxis, tous sans exception, c'est qu'ils parlent inévitablement et invariablement de politique. Comme dit mon grand-père taxis et coiffeurs sont toujours au courant de tout.
Perso, ça me dérange pas, j'adore la politique, plus précisément j'adore enquêter sur la politique. Mon plus grand regret est d'ailleurs de ne pas avoir été journaliste durant cette campagne, avec carte de presse et sujets politico à la clé. Mon journal ne traite que de l'actualité locale et il va falloir que j'attende les législatives pour donner de la plume mais croyez-moi, même si je n'en ai jamais parlé sur ce blog, je n'ai pas perdu une miette de la campagne et je continue à me passionner pour le sujet. Je pense (sincèrement) que quelles que soient les opinions des uns et des autres, ces derniers mois ont été historiques. Autant de mouvement,de choses à dire, de coups d'éclats, de nouveautés... je suis vraiment dégoûtée de pas avoir suivi en tant que journaliste agrée cette dynamique qui à mon sens, ne se reproduira plus avant de longues décénnies. La richesse de l'actualité de ces derniers mois était vraiment unique, dommage que j'ai loupé çà.[Refermons la parenthèse]
Arrivée aux Champs, j'ai pour projet de me balader le long de la plus belle Avenue du Monde... C'est sans compter sur les maniganceries du destin...car à peine sortie du taxi, je me rends compte que j'ai oublié le portable (de ma maman !) dans la voiture. Et mon "taxidriver" est déjà loin. Je sais pas si vous imaginez la situation: Un portable allumé (!) oublié dans un taxi parisien(!) et je ne connais ni le nom du taxi ni le nom de la société pour laquelle il travaille et je n'ai aucun reçu ou numéro de plaque d'immatriculation. Ca s'annonce mal. Je fonce donc dans une pharmacie et demande à téléphoner. Le pharmacien super compréhensif me laisse appeler une dizaine de fois le numéro. Mon idée : alerter le taxi puis je fonce direction un magasin SFR où je fais bloquer la ligne. Au moins ça sera déjà ça. Et à peine la ligne bloquée, la nana passe un coup de téléphone pour voir si la suspension de la ligne est déjà effective et là, voilà mon "taxidriver" qui décroche. Il avait entendu le téléphone sonner mais il avait un client. Il a donc récupéré le portable derrière quand il s'est arrêté et il me l'a gentiment ramené. La nana m'a assuré que perdre son portable dans un taxi était monnaie courante mais le récupérer était carrément de l'ordre de l'exceptionnel.
Aux alentours de minuit, je rentre à l'hôtel, exténuée!! A peine ma tête avait-elle touché l'oreiller que je dormais comme un bébé.
15 mai 2007
Mes aventures parisiennes - Avant-propos

Je suis partie deux jours sur Paris. J'ai pas eu le temps de visiter des masses, faute de temps mais je me suis quand même beaucoup baladée.
Et puis, j'ai fait de chouettes rencontres et malgré une poisse pugnace (nouvelle venue dans ma vie depuis vendredi matin) et ben j'ai eu beaucoup de bol, tout au long du week-end.
Sinon, deux faits à signaler:
1) Tout le monde m' a pris pour une parisienne. Ce qui n'est pas pour me déplaire, bien au contraire
2)Et un anticyclone de sympathie devait souffler sur Paris.
Bon à côté de çà: un concours en demi teinte...
Et pour la première fois, je suis tombée sur des cons.
Après ce week-end fort en rebondissments et absolument crevant, qu'on ne me dise plus que j'ai une vision idéalisée de Paris. J'ai vécu pendant 2 jours dans la vie d'une parisienne speedée qui en plus cumule les conneries et je continue, malgré tout, à adorer cette ville et à vouloir y vivre plus que tout!!!
*****
Et avant de vous raconter mes petites aventures, je vous balance une petite vidéo que j'ai chipé sur le très bon blog de M. Thierry alis Le Viking. Vous l'avez sûrement déjà croisé dans l'espace commentaires et vous avez peut être même remarqué sa présence dans mes liens. La vidéo traîne dans ma boîte mail depuis plusieurs semaines mais j'attendais cette escapade à Paris pour l' insérer dans mon blog.
Pourquoi? Parce qu'elle montre, à mon sens, la magie de Paris. A côté de la pollution, de la pauvreté, des voitures, de l'univers très speedée de parisien... y a aussi des moments magiques, intemporels, comme le prouve ce mini film tourné dans le métro.
(Merci T.hierry.)
Un conseil: Si vous voulez trouver d'autres pépites musicales et rencontrer un chouette bonhomme, filez sur son blog. Voici l'adresse.
*****
Allez, je m'attèle maintenant à vous écrire le billet sur mes fameuses aventures de parisiennes...
20 mars 2007
Deux jours d'extase: morceaux choisis...
(J’ai pas pu dormir de la nuit, trop excitée à l’idée de partir deux jours à Paris. Il faut comprendre, ça fait depuis janvier que j’y suis pas retournée !)
®Départ à 8h de l’aéroport de Metz-Nancy
L’aéroport est situé en rase campagne et on a pris un tout petit coucou pour faire les 45 minutes qui nous séparaient d'Orly Ouest. Camille était notre hôtesse de l’air à l’aller comme au retour, elle était super mimi. Le vol s’est super bien passée. J’étais en extase, j’adore voyager en avion. Par contre Orly, rien à voir avec notre petit aéroport de campagne.
**** J’ai sympathisé avec le chauffeur de bus qui a fais office de relais entre l’avion et le hall de l’aéroport. Il était persuadé que j’étais parisienne et que je rentrais chez moi, alala, j’étais aux anges.****
®On était logé Porte Maillot, dans un hôtel 4 étoiles intégré au Palais des Congrès.
Trajet Orly-ouest/ Porte Maillot : RER de transition/ RER B/ Châtelet/ M°1 La défense
****J’ai parlé avec un vendeur métro (on dit comme ça ?) et une chose en entraînant une autre je lui ai dit que j’étais chanteuse, suite à quoi, il m’a mis au défi de chanter. Vous vous doutez bien que je ne me suis pas fait prié. Pire, j’ai remis le couvert quand son collègue m’en a demandé une autre. Chanter dans le métro, c’était une première pour moi, d’autant que l’acoustique est tip top. En tout cas, ma journée commençait bien. Ma mère qui ne supporte pas vraiment ma passion pour la musique s’est discrètement cachée derrière un pilone****
L'hôtel: assez classe. J'ai surtout adoré le hall (ci-dessous) et cette déco design:
La jeune femme à la réception :
« Vous avez le vertige ? »
Réponse en chœur « non »
Ok . On est logé au 20ème étage (chambre 2015) et la vue est sublime. Bon la chambre casse pas des briques, pour un 4 étoiles, j’entends, mais la vue: géniale !
®Quartier de Montparnasse.
Balade dans le quartier.
Déjeuner au Charlie birdy. Super resto que je vous recommande. Cadre jeune, déco sympa, cuisine excellente (je vous conseille le saumon à l’unilatérale, ça faisait longtemps que j’avais pas mangé quelque chose d’aussi bon) . Personnel sympa et (ne rigolez pas), le décor des wc: ambiance asiatique, très cool.lol
Discussions sur la vie et mon avenir avec ma moumoune. Discussion très mouvementée.
****On traverse la rue, quand j’entends taper contre une vitre, je me tourne. Le mec au stop, grosse BMW, me désigne en me faisant signe que je suis au top. Euh,... moi?!? Je continue mon chemin et finalement fais demi-tour en mimant une révérence. Délire ****
®Fondation Cartier-Expo David Lynch.
De une je connaissais pas du tout la Fondation Cartier et je trouve le lieu magnifique. Pour promouvoir l’art contemporain, il correspond, pour le coup, super bien à la thématique, avec l’espace vert qui entoure le bâtiment en verre.
L’expo de David lynch : tripante, glauque, particulière, poignante… En gros j’ai adoré l’univers sombre et l’humour noir que l’artiste utilise à merveille au gré de ses tableaux et nombreuses photos.
®J’accompagne ma mère à Chatelet et je pars faire ma vie à Paris.
®Balade près de Notre Dame puis de l’Hôtel de Ville
****Je croise pleins d’écossais en habits traditionnels. Ben oui aujourd’hui, c’est la St Patrick et en plus ce soir c'est le match Frrance-Ecosse****
®Expo à l’Hôtel de Ville : Les enfants juifs déportés.
Des milliers de photos d’enfants, des récits, des épopées judiciaires et historiques… J’ai pas pu tout lire parce qu’il faut une journée entière pour tout parcourir, mais j’étais parfois émue jusqu’au larmes par cette page de l'histoire qu'on connaît tous mais qu'on se doit de ne jamais oublier!
®Pause café dans un bar tendance du Marais
Quelques affirmations : les gays sont les seuls qui savent faire la fête et en général, en plus d’être beaux à tomber et super sympas, ils sont aussi furieusement tendance et avant gardiste, on en parlait, y a pas si longtemps avec un copain.
®Expo Cabu
J’ai a-do-ré cette expo. J’adore Cabu à la base. Au-delà du coup de crayon, il a une subtilité et un ton incisif et percutant qu’ils ne sont pas nombreux à avoir. Je me suis ré-ga-lée avec cette expo. En plus, elle est super bien agencée : premières ébauches, dessins plus ou moins mythiques, sujets d’actualité, tableaux, un film super bien fait qui retrace sa vie et un autre qui, passé en boucle, montre sa façon d'aborder un dessin : il part d’un détail et il a déjà tout dans la tête...bref une super expo!
****Je rentre et demande au policier en faction s'il y a une poubelle pour jeter mes papiers (des tracts ségo lol). Le mec se propose de me les jeter. Ok. Je me dirige vers la première série de dessins. C’est là que j’entends le premier dire au second : « laisse tomber, pas besoin de regarder, elle a pas écris son numéro de téléphone ». Ca fait toujours plaisir, d’autant qu’ils étaient plutôt mignons****
****Rencontre avec un homme sympa, extrêmement cultivé et intelligent avec qui j’ai beaucoup échangé et avec qui j’ai fais toute l’expo. On a d'ailleurs continué la discussion en sortant. Et pour le coup, on peut vraiment dire que je me nourris des rencontres que je fais****
®Retour à l’hôtel (au pas de course, parce que bien sûr, je suis à la bourre)
****Dans le métro, 3 mecs s’installent à côté de moi et on a pas mal déconné sur le trajet. C'est aussi ce côté là que j'aime à Paris****
Je tape un sprint dans le métro (rappelons que je suis en talons). Arrivée à l’hôtel à 20h15. Je retrouve ma mère. A cause de moi, on est en retard pour le repas spectacle auquel on est conviées.
L’organisatrice nous attend et on file en taxi jusqu’au lieu super classe où se passe la soirée. Nourriture très raffinée et concert classique avec mise en scène étudiée.
®Retour à l’hôtel par les Champs.
Trou noir, je me suis endormie dans le bus qui nous ramenait à l’hôtel. Je serai bien sortie mais bon, ça c’est pas fait. Et du coup, je me suis jetée dans le lit, sans autre forme de procès.
®Réveil à 7h et petit déjeuner.
J’accède au salon après un dédalle de couloirs. Petit déjeuner sous forme de buffet, c'est gargantuesque.
****J’ai sympathisé avec un des serveurs. On a longuement papoter, il faut dire qu'il dégageait une vraie sympathie, probablement cette joie de vivre qui caractérise les gens des îles, en tout cas c'était un plaisir de parler avec lui. Et puis il a été super gentil en me préparant un verre de citron vert, sucre et eau pour mon mal de gorge, dû à ma toux, elle même dû à mon allergie et chose incroyable ça a marché et chose encore plus oncroyable c’était bon, comme quoi, il est important de ne pas se fier aux a priori****
®Formalités check out
Je vais déposer nos deux sacs à la bagagerie.
****Je sors une connerie (je sais plus laquelle, j’en dis tellement) et balance à la nana, super sympa au passage :
« ne faîtes pas attention, c’est mon côté guiche »
Elle me répond, tout sourire : « vous avez lu Geisha ? »
(je ne comprends pas, mais comme je suis polie, je réponds (oui) et elle continue à me parler du bouquin et d’un passage en particulier qui l'a marqué, j’attends donc la chute…)
« Mais c’est quoi le rapport ? j’ai dit guiche, pas geisha »
Elle, le vigile et moi ça nous a bien fait rigolé****
Je demande ensuite au concierge les horaires du Musée Baccara (merde fermé le dimanche), poste quelques cartes et demande les horaires du Musée du Grand Rex. Et là le concierge ne masque pas sa surprise et m'avoue ne pas el connaître. Alors là, j’ai fais ma fière « une non parisienne qui apprend quelque chose à un parisien, cool »
®Balade dans le quartier de Belleville et Ménilmontant
J’y avais jamais mis les pieds, mais le quartier chinois m’intriguait depuis un moment
**** « Sympathisation » avec une jeune cambodgienne. Elle me raconte sa vie. On discute de l’Asie. ****
**** Je cherche le Parc de Belleville et demande mon chemin à un jeune vendeur.
« T’es de quel quartier ? »
« Euh.. »
« Oui, t’habites où ?
« En province lol »
« Non, sérieux ? »
« Ca te semble inconcevable ou quoi ? »
« Non, mais je pensai que t’étais parisienne ! En tout cas t’es charmante, c’est dommage »
Nb : hihi on me prend pour une parisienne, c’est trop bon****
®Retour quartier du Chatelet.
Je m’arrête dans une brasserie parce que j’ai super méga besoin de faire pipi. Brasserie typique avec vue sur la rue. Le serveur -pas du tout timide- me fais du rentre dedans sans transition. Du style, « pour que je vous serve, il faudra passer la nuit avec moi…et avec les bottes ». hum hum. Je lui réponds en rigolant qu’il vaut mieux qu’il oublie, je l’épuiserai. Je me dirige vers les toilettes. Il me lance « pas besoin de mettre des sous, c’est ouvert, tout comme moi » (ben voyons) N’empêche que j’aurai du tilter à ce moment. Je descends et là beurk, ce sont des toilettes d’un autre temps, crade, WC turc pour les mecs. Mais n’importe quoi ! sérieux, j’essaie de me forcer mais je bloque à la porte. Je peux pas là. De toute façon, ça m’a bloqué. Je peux plus faire pipi. Je remonte, chope ma veste et prend la poudre d’escampette.
®Devant l’Hôtel de Ville
J’attends ma mother, on s’est donné rendez-vous là bas. Pour patienter, je fais l’expo (très intéressante) sur l’eau. Vous savez qu’on peut visiter les égouts de Paris ? Beurk, très peu pour moi
On se retrouve et on décide d’aller manger un morceau
®Balade dans le Marais.
J’adore ce quartier.
On opte pour un petit resto italien délicieux !
****Discussion avec un écossais, en habit traditionnel, bien évidemment. Avec la serveuse, on veut savoir s’il porte quelque chose en dessous, alors au moment où il part, je lui redemande. Il me répond en piquant un fard:
« ..nothing…. »
« nothing, really »
« Yessss »
(merde, ils doivent avoir froid)
Quand la serveuse revient à table, je lui balance mon scoop et ça nous fais bien rigoler.Ma mère, qui a déjà été en Ecosse, nous explique alors, que les écossais sont nombreux à souffrir de stérilité, du fait des 7 mètres de tissu. Ah ben cha, c’est de l’info capitale. De toute manière, on a pas prévu d’épouser des écossais. Explosion de rire****
®Visite du Centre Pompidou
Je voulais faire l’expo Samuel Beckett, mais rien que la file d'attente, c’était décourageant. Faute de temps, on l’a pas faite.Un peu dégoûtée
®Frustrations L
Ma maman, stressée à l’idée de louper l’avion (qui partait quand même à 20h40…), fatiguée et blessée (elle était tombée dans la salle de bains, le matin à l’hôtel), n’avait pas envie de faire de musées ou d’expos Ca m’a un peu titillé, pour ne rien vous cacher. Si j’avais su, j’aurai fait l’expo d’art contemporain du Louvre, le matin, bref.
De son côté, ma mère aurait voulu aller sur les Champs et là c’est moi qui l’ai frustré parce les Champs j’adore mais je connais par cœur, et j’ai encore fait 4 fois les Champs en deux jours en janvier quand j’étais partie avec mes potes qui ne connaissaient pas Paris.
Bon on a quand même fait une super longue balade République-grands Boulevards
®Champs Elysées
Il nous restait une heure pour les descendre et s’imprégner de l’ambiance parisienne qui y règne, même si, je vous l'accorde, c'est plus le lieu tourista par excellence que le rendez-vous des parisiens. Il n'empêche que j'adore cette avenue.
Un jeune couple a demandé à un policier de les prendre en photo. Délire, J’ai dégommé mon appareil mais j’ai pas été assez rapide pour cadre un cliché sur le flic en service, jouant les photographes d’appoint pour des touristes. Dommage.
Magasin Peugeot. Sublimes voitures. Je m’arrête pour prendre quelques clichés, discute avec un anglais et continue ma route en faisant une petite escale dans le magasin Disney. J’ai pas eu le temps d’aller chez Vuitton ou Séphora, ça sera pour une prochaine fois
On est à trois stations de métro de l’hôtel, il est 18h45 on rentre et ma mother est de plus en plus speed Non maman, on ne loupera pas l’avion, on est largement dans les temps, j’avais beau le lui marteler, elle était de plus en plus à cran.
Person je me sentais tellement bein depuis deux jours que rien ne pouvait me stresser ou m’énerver, surtout qu'il y a avait pas de quoi
®Taxi Porte Maillot/ Orly Ouest
****Notre « taximan » : un mec super sympa, bourré d’humour, intelligent et avec qui j’ai pris beaucoup de plaisir à discuter sur tout le trajet. Vraiment un mec bien et une très jolie rencontre****
®Retour sur Metz
Formalités d’embarquement.
On est largement à l’heure J hein Maman ?!
Montée dans l’avion. On retrouve Camille.
L’avion est plus gros que celui qu’on a eu la veille.
Et on a eu beaucoup de chance, on a voyagé sans le moindre nuage. Résultat, on s’est envolé avec une vue magnifique de Paris, de la Tour Eiffel, des grandes avenues…Toutes ces lumières, c’était magnifique. On avait l’impression d’être Peter Pan.
45 minutes plus tard, on a débarqué en Lorraine. Et là je me dois de tirer un constat, les parisiens sont des gens sympas (ok y a des exceptions comme partout mais, de manière générale, c’est un fait) alors que les lorrains sont froids, distants, sans le sourire… je vous assure, la différence entre Paris et les gens qui squattaient dans l’aéroport m’a fait l’effet d’un clash. Je veux retourner à Paris J
®Restaurant marocain à Metz
Nos frigos respectifs étant vides et la transition avec la réalité étant rude, nous décidâmes d’aller au resto. Il était 22h30 quand on a débarqué et alors qu’à Paris, la nuit commence seulement, à Metz tout était mort. Je veux retourner à Paris J
On dîne, c’est délicieux !
Retour au bercail vers 2h. La tête pleine d’étoiles !!
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BILAN DE MON PETIT WEEK END A PARIS
J'ai passé un super week-end. J'ai respiré à pleins poumons et j'avais l'impression d'une véritable bouffée d'oxygène. Je n'ai pas fais autant que je voulais, loin de là même, mais j'en ai quand même bien profité. Seul regret: ne pas avoir pris plus de photos, ça ne me ressemble pas, mais il pleuvait et je n'avais pas de housse pour mon appareil. Mon plus grand plaisir ce week-end: me prendre pour une parisienne, surtout quand j'étais seule en balade, j'avais cette impression euphorisante d'être quelqu'un d'autre, d'être enfin moi, la parisienne que je suis au fond depuis toujours. Et ça m'a fait super plaisir qu'on me prenne pour une parisienne, j'étais flattée.
Mon idée fixe vendredi soir: partir à Paris. Mon idée fixe depuis dimanche soir: retourner à Paris. C'est une addiction, je crois mais:
1) J'aime Paris à un point qu'il m'est toujours douloureux de rentrer!!!
2)J'adore les parisiens, ce melting pot constant, ce brassage de culture permanent!!!
3)J'aime la vie culturelle de Paris!!! Je rêve de pouvoir faire toutes les expos et tous les spectacles auquel je n'ai pas accès de là où je suis...
4)J'aime la sensation de vitesse, de tourbillon qui imprègne la ville. J'aime le grain de folie qui semble tous nous contaminer dès qu'on débarque dans Paris!
5) J'aime toutes ces rencontres impromptues!!!
I like Paris!!!
17 mars 2007
Hihi...
... dans quelques heures, je suis à Paris!!!
En attendant, regardez ce que ça donn une caligirl qui fait sa valise:
16 mars 2007
Le programme de mon week-end à Paris n'en finit pas de se rallonger...
En me baladant chez Miss hello, j'ai découvert Paris Go, un site qui se propose de vous montrer Paris sous un autre jour. Que vous soyez parisien, à la recherche d'une sortie originale, ou touriste aguerrie comme bibi qui souhaite voir des choses qui sortent des sentiers battus, ce site est fait pour vous.
Psst: c'est par là que ça se passe!!!
***
Je suis bien tentée de faire le rallye photo. C'est délire comme initiative. Le concept est vraiment sympa, frais et rigolo.
Mais j'ai déjà j'sais pas combien de trucs de prévu pour ce week -end et ces satanées journées n'ont toujours pas rallongées, elles continuent invariablement de tourner sur le format ringard des 24 heures.
Une expo en + pour mon week-end à Paris!
Vous savez que je monte à Paris ce week-end et que j'ai déjà pas mal d'idées concernant mon petit programme. Mais, en me baladantsur le blog de Deedee, j'ai découvert une expo de David Lynch ,qui me branche plutôt pas mal et que je vais intégrer dans ma liste de choses à faire absolument ce weeke-end.
14 mars 2007
Mon week-end à Paris approche à grands pas...
Deux jours à Paris -je veux en profiter un maximum - pleins d'idées parmi lesquelles je vais puiser- si vous avez d'autres idées pour le samedi 17 et dimanche 18 mars, faîtes vous connaître!!-
- Quartier Montmartre (c'est un pélerinage pour moi)
- Musée de Montmartre - de 11h à 18h - Mimi Pinson et Gustave Charpentier
- Parc des Buttes Chaumont (j'ai jamais été, c'est une hérésie)
























