09 juillet 2007
Il semblerait qu'on veuille me faire passer un message...
Non le "message" n'est pas dans "On n'est pas des courges"! SVP un peu de respect!
Le "message" est : arrête de speeder! Alors je répondrai à la personne qui me l'a offert* et qui me connaît plutôt bien que çà va, je suis pas non plus hyperactive ou débordée, juste très occupée et avec parfois peu de temps pour tout faire, d'où une petite montée d'adrénaline occasionnelle, mais que tout va bien, merci!!
* "La" personne se reconnaîtra!!!
30 mai 2007
Lectures du moment
Ce bouquin est tout simplement excellent! Ecrit par la rédactrice adjointe du JDD, il retrace la campagne présidentielle depuis ses débuts (Le "meurtre" à La Baule quand Villepin, armé d'un boxer noir, vole la couverture médiatique à Sarko). A la seule différence que la journaliste utilise le prisme de l'humour pour relater des faits qui ,sous sa plume cynique et second degré, révèle une réalité insoupconnable et délectable pour nous pauvres lecteurs.
Morceaux choisis:
2006. Après la candidature people dans Paris Match, Ségo fait une première victime: la MAM dont l'éventuelle candidature est relayée au placard. Suite au Salon de l'Agriculture où elle éclipse tous les autres.
Décembre 2005. Après son accident vasculaire, Chirac présente ses voeux à la Nation, d'une voix lasse, d'un vieux comédien qui ressasse ses textes.
Les lapsus des 1er Ministres sont ce que sont les grenouilles à la météo.
Le langage viril (!) Chiraco-villepinesque: "les balladuriens ont les a bien baisé" Réponse de Balladur: "ce type doit avoir des problèmes sexuels"
Sarko n'a pas coupé le cordon avec Chirac et quand celui-ci lui témoigne de l'estime, Villepin lui fait une scène de jalousie digne des cours de recré
La chronique (annoncée?) d'une campagne, synonyme de "petits meurtres entre amis" A conseiller donc pour avoir une vision d'ensemble décalée ,parfois, mais fort instructive sur la longueur!
Aujourd'hui de passage à France Loisirs, j'ai acheté la dernière sélection du club. Une avant première. Catégorie vécu. John Grogan, journaliste, raconte une relation humanoïde-canine particulièrement déjantée...
Lui et sa femme, tout juste mariés, décident de s'entraîner à leur futur rôle de parents en adoptant un bébé labrador. Marley va jouer son rôle à fond et leur en faire baver!
J'ai craqué sur la couverture et le début est plutôt accrocheur. Verdict dans 400 pages!
10 avril 2007
Mon dernier coup de coeur littéraire
Rien que le titre intrigue... Un magasin où l'on vend des suicides, c'est pas courant, c'est le moins qu'on puisse dire. On s'attend donc à un ouvrage d'un nouveau genre, où le sujet plutôt morbide à la base (...) serait traité avec décalage et humour, comme le laisse entendre la couverture jaune flashy et le sachet aux couleurs du dit magasin. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on ne va pas être décu.
J'ai littéralement dévoré ce bouquin et je l'ai même entièrement relu pour surligner au marqueur mes passages préférés, parce qu'il fait partie, de loin, de ce que j'ai lu de mieux ces dernières semaines.
Comme on est en droit de s'y attendre, le sujet est drôle, limite cynique et décalé. Un vrai bijou! Mais là où l'écrivain excelle, c'est qu' il nous offre, en bonus, une véritable leçon de vie. Oui, dans ce bouquin, mine de rien, derrière la légéreté ambiante, il y a matière à réflexion car à la manière d'un Sartre ou d'un Saint Exupéry, Jean Teulé nous offre ici un conte moderne emprunt d'une grande sagesse! Lorsqu'il est interviewé, l'écrivain confesse ne même pas s'être rendu compte de la dimension que pouvait prendre son ouvrage. Il est flatté qu'on voit dans son roman une fable avec des personnages un peu hardcore qui pourrait se terminer en point d'exclamation.
Le roman est atypique par sa forme mais aussi par son contenu puisqu'il sagit de raconter la vie de commercants un peu particuliers, qui vendent des outils pour se suicider et qui vont être rapidement confrontés à un élément pertubateur: leur petit dernier, né par accident.
Lors d'un interwiew, Jean Teulé explique comment lui est venue l'idée: "En faisant des recherches sur Rimbaud et Verlaine, je lisais beaucoup de choses sur la poésie de la fin du XIXe siècle et j'ai vu qu'on les rangeait parmi les poètes décadents. Parmi eux, il y avait une bande de jeunes étudiants qui avaient monté un groupe de poètes et se nommaient les Désenchantés. Ils avaient écrit une oeuvre qui avait pour titre 'Le Magasin des suicides'. A chaque fois que je passais dessus, je me disais que ce titre était vraiment accrocheur : le magasin des suicides.... A partir de cette expression, on a l'impression que tout le reste vient. Et c'est ce que j'ai fait, j'ai essayé d'écrire quelque chose. "
Ce livre est à hurler de rire, particulièrement au départ quand l'écrivain plante le décor. La famille Tuvache (rien que le nom annonce la couleur) possède depuis plusieurs générations un magasin où tous les ingrédients d'un suicide réussi sont proposés. "Vous avez raté votre vie, avec nous, vous réussirez votre mort", tel est le slogan des Tuvache, d'ailleurs: "On ne dit pas au revoir aux clients qui sortent [de chez nous]. On leur dit adieu puisqu'ils ne reviendront jamais". Dans leur boutique, ils proposent des moyens traditionnels (corde, pistolet,poison...) et d'autres beaucoup plus atypiques: la panoplie du Hara Kiri amélioré, le Death kiss, la pomme empoisonnée que l'on peint avant de manger comme Turing qui s'est suicidé en avalant une pomme trempée dans le cyanure qu'il avait, au préalable, représenté en peinture.
Mon passage préféré:
Un client qui a opté pour le suicide Seppuku (Hara Kiri amélioré, ndlr) trouve le prix élevé et demande si on peut payer à crédit. Réponse de M. Tuvache: "Vous plaisantez, pourquoi pas une carte de fidélité"
La vie s'écoulerait lentement (...) s'ils n'avaient pas trois enfants: Vincent anorexique dépressif, qui souffre de troubles de comportement et rêve d'un parc d'attraction où l'on viendrait se suicider. C'est la fierté de ses parents, l'artiste de la famille. Vient ensuite Marylin qui se sent laide et inutile. Comme Vincent, elle porte le nom d'un célèbre suicidée, Marylin Monroe ndlr, mais à la différence de l'actrice, elle est complètement avachie et molle.
Enfin, le petit dernier Allan va venir foutre une pagaille monstre. Il est né par accident quand le couple Tuvache a voulu testé les préservatifs percés de leur fournisseur officiel M'en fous la mort. Nouvelle façon de se suicider, ces capotes transmettent MST mais dans le cas des Tuvache, c'est le petit dernier qui a pointé le bout de son nez (...) Déjà bébé, il souriait, au grand dam de ses parents qui prétextaient un rictus dû a une colique car rien de pire, selon eux, que d'avoir un gosse heureux(...). Il deviendra rapidement la honte de la famille et des dizaines de générations qui les ont précédé à la tête du magasin. Le problème c'est qu'en grandissant, le "cas Allan" ne s'est pas arrangé, ç'est même allé de mal en pis.
Ce môme c'est l'incarnation de la joie de vivre. Quand on lui demande qui sont les suicidés il répond les habitants de la Suisse. Il désepère ses parents et provoque la faillite de leur magasin- du moins dans sa forme initiale. Au fur et à mesure, il va transformer la vie des uns et des autres, il va saboter les suicides et donner de la joie de vivre autour de lui. Sa mission est accomplie à a fin, quand il aura réussi à transformer les siens.
Lire ce livre a été un pur moment de bonheur et il m'arrivera probablement de le relire dans des temps futurs. C'est vraiment un chef d'oeuvre et le message que l'écrivain a balancé à travers les lignes est tout simplement sublime, c'est pour ça qu'aujourd'hui, je vous le recommande vivement!!!
Je résumerai ce roman avec une formule paradoxale: "Découvrez que la vie est belle avec le Magasin des Suicides!"
09 avril 2007
Les oeufs de Pâques sont arrivés!!!
Le lapin de Pâques est passé chez moi: un peu de chocolat -un peu, faut bien surveiller sa ligne- et deux supers bouquins.
*** Bilan au Lundi de Pâques***
Le chocolat a été englouti, oui englouti, littéralement!
J'ai parcouru le livre "Cinq ans en Chine" et il a l'air génial. Depuis le temps que je le voulais. [Merci Maman] Il faut dire que ma moumoune est partie deux fois en Chine et qu'elle m'a transmis très tôt le "tic asiatique". Je rêve moi aussi, de visiter un jour la Chine... et encore plus le Japon! En attendant, je suis très "inspiration asiatique": lampe, bijoux,bouquins, déco...
J'ai commencé ce matin "Miss La gaffe" , calfeutrée dans mon canapé, et j'ai déjà parcouru le premier quart du bouquin. Très rigolo, frais et léger, tout ce qui me faut en ce moment! [Merci Grand-Mère]]. Et l'héroïne ça pourrait être moi: piplette et gaffeuse, sauf pour le côté naïve et romantique, parce que je suis tout le contraire.
***Epilogue de mon billet****
Je file m'habiller, ma mère vient me chercher dans une demi-heure, on va déjeuner toutes les deux en Allemagne. En plus, il fait super beau, c'est génial!!!











